02.21.09
Alela Diane, l’appel des loups

Voilà trois soirs que c’est le même rituel, je m’enfonce doucement dans une forêt envoutée par des chamans apaches. Trois soirs que cette voix s’élève, comme un rite, mouvante et imprévisible comme la fumée d’un grand feu indien. Trois soirs que le nouvel album d’Alela Diane réveille mes élucubrations romanesques aux couleurs du Grand Ouest.
Ça avait d’abord commencé avec “The Pirate’s Gospel”, un album sorti il y a quelques années maintenant, qui avait déjà su associer une atmosphère toute particulière au nom de la jeune californienne Alela Diane. Un nom qui raisonne maintenant comme le soleil. “To Be Still” confirme actuellement ce talent à mettre en musique des esprits encore inconnus. On peut parler de néo-folk mais au fond, on y trouve beaucoup du passé. Dans la musique et la voix de la chanteuse on trouve des sentiers à travers des forêts denses, on y croise des papillons, des loups et des ours, un chef sioux et sa tribu. On peut se joindre à eux, tout n’est qu’illusion, on peut danser pour faire tomber la pluie, pendant que le soleil couchant lance des pétards oranges et jaunes qui font jolis reflets sur les plaines indiennes, le prélude à une nuit divinement étoilée. Au loin, un appel de loup… Ou serait-ce Alela Diane… tout se mêle. Un monde ancestral et pourtant qui paraît si peu connu, une nouvelle terre vierge, nous sommes revenu au temps des Grandes Découvertes ou alors de La Ruée vers l’Or, parce que de l’or nous en avons trouvé. Dans les rivières ondulantes et mystérieuses de la musique d’Alela Diane.
The Pirate’s Gospel : http://www.musicme.com/Alela-Diane/albums/The-Pirate%27s-Gospel-3298490211618.html
To Be Still : http://www.musicme.com/Alela-Diane/albums/To-Be-Still-3661585045519.html
Paul a dit,
février 24, 2009 à 11:42
Découverte dans l’émission musicale de Manu Katché pour ma part, je me suis vite retrouvé conquis. Faudra que je trouve le moyen de me procurer cet album ^^
Et pourtant, dans ce “One shot not”, elle aurait pu être facilement évincée par l’invité de marque qu’était Marcus Miller. Une belle putain d’emission que celle-là.
Qui passe toujours trop tard, comme Taratata d’ailleurs.
chucky333 a dit,
février 25, 2009 à 6:03
En concert à l’AB en mars, des intéressés?