11.15.08
Folk & Soul, baby!
J’ai tout compris. Je sais pourquoi ce monde ne tourne pas rond… Pourquoi tant de haine, de misère, de bassesse, … Ray LaMontagne! Non, non, Ray LaMontagne n’est pas la cause de tout ça! Mais c’est le remède. Si la planète était branchée sur la musique de Ray LaMontagne, alors j’en suis sûr, tout tournerait plus rond!
Pourquoi donc Ray Lamontagne ne parvient pas à gagner notre vieux continent? C’est un des mystères de la vie. Il suffit pourtant d’une seule et première écoute pour tomber sous le charme d’une voix rocailleuse et sensuelle à la fois. C’est ce qui touche à l’essentiel, du pur, du folk, 100% naturel, origine contrôlée. Derrière sa barbe de 2 mois, sortant peut-être d’une cabane du Canada, perdue en pleine forêt, quand cet homme aux allures de bûcheron se met à faire de la musique, c’est toute la sensibilité qui remonte à la surface.
Il signe aujourd’hui son troisième album, Gossip in The Grain, aux allures plus cuivrées, au charme inégalé. On voudrait que jamais il ne se termine. Ça a le goût d’un voyage emmitouflé dans sa couette, on atteint les sommets de l’aphrodisiaque (sans faire de mauvais jeu de mot sur son nom). On ne peut que lui souhaiter la continuité… et une statue avec le prix Nobel de la paix (si, si!).
www.raylamontagne.com
www.myspace.com/raylamontagne
11.05.08
Chronique d’un nouveau jour.
C’est marrant, ce matin on me parlait d’une certaine attitude pessimiste typique à la Belgique, que l’on collerait même au terme “belgitude”. En gros, tout est gris chez nous, ce voile épais de brouillard sur Bruxelles est aussi sur la tête des belges. C’est ce qui lui fait dire que chez lui il pleut tout le temps, qu’il n’aura pas un bon été cette année, que l’hiver arrive plus tôt que prévu, que son pouvoir d’achat est au plus bas, que sa banque risque de faire faillite et que ses actions ne valent plus rien.
Et c’est marrant, parce que tout ça faisait contraste aujourd’hui. Il suffisait d’allumer sa radio, sa télé, surfer sur les sites d’infos et partout les cris étaient de joie, les images étaient de liesse populaire. Tout ça faisait finalement référence à l’espoir. Changement aux USA rime avec espoir. Et on voyait même que dans de nombreux autres pays on se félicitait d’avoir un tel président. En fait, on pouvait croire que c’était l’univers qui avait eu son nouveau président.
Mais nous, en Belgique, on se voulait encore trop naïf d’y croire. On attend, on guette. Bien sûr, on a essayé de nous rassurer et beaucoup se sont lancé dans l’aventure et la course de l’espoir, de l’avenir. Bien sûr on s’est dit qu’on ne pouvait avoir que mieux que l’ancien (président). Et au final, on se dit tout de même: à quoi bon? Le président des Etats-Unis d’Amérique restera le président de son pays. Et pour nous, il ne pourra pas faire grand chose. On eut même droit à quelques articles qui nous disaient qu’Obama, en fin de compte, ça ne changera pas la politique internationale assez renfermée sur elle-même des USA.
On nous a dit tout ça, mais malgré tout on voudrait y croire nous. En quelque sorte, on voudrait sortir de notre “belgitude” qui nous fait croire qu’un gouvernement ne fait que se quereller et qu’il nous fait couler plus qu’il ne nous sauve. Il y a 40 ans, nous entendions résonner “I have a dream…” et ce matin ça nous est revenu dans la tête. C’est que quelque part l’espoir n’est pas mort. Mais qu’au fond rien ne vaut mieux que d’attendre… et de voir.
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