04.27.08
Chronique du parasite.

Le moustique est un parasite, un insecte de la famille des diptères. C’est peu dire sur l’effet qu’il provoque auprès de la race humaine. Il a été prouvé scientifiquement que le moustique a pour but d’emmerder les hommes. Un instant de calme et de repos au bord de la piscine, un cocktail à la main, et hop, le moustique débarque aussi vite. C’est peu dire aussi, sur les piqûres que l’insecte vous inflige qui peuvent démanger des semaines entières. Un moustique, c’est moche et ça ne sert à rien…
Un peu comme les jeunes, au fond, si on y réfléchit bien. Il faut dire que la jeunesse n’est plus ce qu’elle était comme le disait grand-mère Germaine et Socrate aussi, par la même occasion. Vauriens, voyous, vandales,… une bande d’insolents ivres et drogués. Et puis, ils viennent saccager vos immeubles de graffitis, voler les sacs des vieilles, “zoner” sous vos fenêtres, empester votre air de musiques infâmes…
Soyez rassurés, chers amis, le “Mosquito” est arrivé. Fini les ados, ou plutôt les parasites, comme il faut les appeler désormais. Une petite pression sur le bouton et vous leur détruisez les oreilles pour les faire fuir. Merci Compound Security Sytems! Peut-être qu’un jour on pourra imaginer, mais c’est utopique, le même système pour repousser les étrangers, vachement pratique à la frontière. Ah, et puis les communistes aussi, c’est une nuisance pour la société. Et les pauvres, les sans-abris, les sans-papiers, beurk, beurk, beurk, envoyons tout ça loin de nos maisons, ça risquerait d’infecter les lieux. Quoique, on a déjà trouvé une combinaison pour les enfants sans-papiers (double-beurk), puisqu’Annemie Turtelboom nous prévient aimablement qu’elle ouvrira grand les portes des centres fermés pour les accueillir derrière des beaux barreaux entre quatre murs. Merci, Annemie, c’est gentil, on savez plus où les mettre ceux-là.
Au fait… tout le monde a t-il était jeune dans sa vie? C’est une question que je me pose, je ne sais pas pourquoi…
Illustration : Max Tilgenkamp
04.20.08
Pékin 2008/ L’idée d’un boycott se consumme, l’apolitisme renaît de ses cendres.
Après son passage à Londres et à Paris, la flamme olympique attise encore tous les débats institutionnels. Alors que la question du boycott enflammait les esprits, les chefs de gouvernement son peu à la prendre en considération. Gordon Brown, premier ministre britannique n’ira pas à la cérémonie d’ouverture des J.O. en précisant toutefois qu’il ne s’agit pas d’un boycott, histoire, peut-être, de ne pas faire sauter la poudrière?
Jacques Rogge, président du Comité olympique, dénonce: “les jeux olympiques doivent rester apolitiques”, il défend les sportifs qui verraient leurs efforts et entraînements réduits en cendres s’ils ne participaient pas à la la plus grande des fêtes sportives.
De leur côté, Reporters sans frontières et Amnesty international parent en guerre contre un gouvernement chinois, selon eux, de plus en plus incendiaire. “Le respect des droits de l’Homme passe avant toutes choses.” réclame un membre de RSF et ajoute: “les enjeux des J.O. sont bien plus que sportifs. Chauvinisme, fierté de la Nation et business sont des valeurs plus ancrées dans l’esprit de cette compétition que l’esprit sportif”. Dans la presse et l’opinion publique, les brûlures du passé rejaillissent, on rappelle Mexico en soixante-huit, Munich en septante-deux, ces massacres embrasent encore les critiques.
De l’autre côté du globe, Pékin s’enflamme contre les menaces, tandis que la propagande chinoise joue les pompiers en éteignant le brasier ardent dans ses rangs. Le parcours de la torche olympique en Europe est présentée par les médias chinois comme une véritable fête d’accueil, un salut pour la plus grande patrie de l’Asie.
Le boycott des J.O. n’aura (sans doute) pas lieu. Nous pourrons admirer nos sportifs sur nos téléviseurs, la bouche fermée mais le cœur à la fête et les chefs de gouvernement profitant du spectacle étincelant. Pendant que près des frontières chinoises, on ramassera les cendres du fourneau que l’on a su éteindre, n’ayant su faire cesse les boutefeux.

04.07.08
Chronique d’un 08 avril un peu moins libre.

L’influence de la Chine traverse les frontières, c’est connu. Aujourd’hui la flamme olympique a traversée l’Europe et c’est un peu Pékin qui portait la flamme, Pékin l’insouciante, courant devant le flot de protestations, enjambant des corps plaqués au sol par les autorités; Pékin la fière, courant la tête haute, portant à bout de bras la flamme que l’on tente d’éteindre.
Aujourd’hui la Chine n’a pas qu’exporté des quantités incalculables de technologies high-tech, elle a aussi influencé sa politique de répressions face aux protestations. Le mois passé, Lhassa; aujourd’hui Londres, Paris. Les cris sont réprimandés, les drapeaux tibétains interpellés. C’est les droit de l’homme qu’on bafoue, à Lhassa, en Europe. Où est donc passée notre Europe fière de ses Etats de Droit?
A force de vouloir être apolitique, les jeux olympiques ont fini dans la poche d’un gouvernement.
Le Scaphandre et Le Papillon
Un œil qui s’ouvre. Puis, l’autre. Les images encore un peu floues. C’est le film qui débute sur cet air de drame arrivé à Jean-Dominique Bobby, grand journaliste (histoire inspirée de faits réels). Paralysé de tout son corps, seul l’œil gauche bouge encore, c’est son unique ressort contre le scaphandre qu’est son corps, le papillon de son esprit.
En plongeant le spectateur dans le corps de Jean-Do, la mise en scène procure la touche d’émotion et d’humour (noir) nécessaire, la recette fonctionne. Très imagé et pourtant si fort émotionnellement, Le Scaphandre et Le Papillon est une véritable déclaration d’amour à la vie, une ode à la liberté de l’esprit face à la prison du corps.
Beau, splendide, émouvant,… les mots nous lâchent. C’est sans doute le but.

04.01.08
Chronique du 1er avril.

Internet, télévision, presse écrite, aujourd’hui c’est un peu leur fête aussi. Au programme: on se lâche. On pourrait même clore la journée par une remise des prix, la plus farfelue, la plus ironique, la plus caustique.
Aujourd’hui, c’est un peu notre fête aussi, on s’amuse bien à regarder les présentateurs garder leur platitude face aux balivernes qui sortent de leur bouches. C’est un peu le jour du rire face au tragique, -sûrement, de ce monde. On rigole de l’atomium que Dubaï a rachetée, des matchs de football réduits à deux fois trente-cinq minutes, d’Angelina Jolie qui va accoucher en Belgique, de Daerden (l’homme du 1er avril) qui entreprend d’acheter des portions de l’E411. On rigole aussi face à la communication en français par GSM vers et depuis la Flandre interdite, et de ces nouveaux secrétaires d’Etat de l’exportation du spéculos ou de la préparation de l’Euro 2044.
Tant mieux. Puis on y réfléchit. Au delà des blagues de vos enfants, des poissons dans le dos, de celles de vos amis qui vous demande de garder leurs cinq enfants. Au delà de ça on peu se demander si la Belgique n’est pas cette grande foire où se mélange surnaturel et blagues en tout genre. Ce pays où les enfants ne parlant pas le néerlandais, ne pourrait plus aller jouer dans les plaines de jeux avec les petits flamands. Ce pays où pour que tous les partis politiques possèdent leur quota, on créé de nouvelles fonction de secrétaires d’Etat, pour… pour? Ce pays où certains pensent à éloigner les jeunes, en élevant des barrières de sons si aiguës que l’on en perdrait l’ouïe. Ces régions qui voient si grand, que le pays finirait plus petit. Ce pays…
Oui, la Belgique est en fête aujourd’hui, mais les farces ne datent pas d’aujourd’hui et continueront demain…
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