03.29.08
Lord of War
Lord of War arrive à déjouer le schéma classique du scénario attendu et deviné à l’avance en proposant un film qui offre une vision plus spéciale du trafic d’armes. Parfois choquant, souvent cruel, ce n’est que pour nous ouvrir les yeux.
Car Lord of War est avant tout un film sur ce monde qui ne tourne pas rond, où l’argent nourrit toutes les passions avant la vie même de centaines et milliers de personnes, où l’idée d’une paix perpétuelle nous semble qu’une vaste utopie destinée à faire rêver les fous.
Mieux qu’un documentaire engagé, Lord of War est une vision du monde que l’on ne pourra oublier, un coup de poing choc efficace et intelligent.
03.12.08
Vantage Point (Angles d’attaque)
Aujourd’hui je vais vous faire économiser un peu d’argent (soit le prix d’une place de cinéma), un peu de temps (1 heure et 29 minutes en l’occurrence) et votre attrait pour le cinéma.
Pourtant, Vantage Point avait bien commencé. Plongés en plein milieu de l’action dès les premières minutes, on s’immerge totalement dans cette ambiance chaotique-terroriste. On avait une belle mise en scène, une bonne idée des retours en arrière, des différents témoins, de suspense dévoilé petit à petit. Bref, l’idée était là, le public accroché par l’action.
Peut-être pas assez d’action pour le réalisateur, il a fallu que ça dérape. Petit à petit, l’américanisme s’empare entièrement du film, un garde du corps dévoué corps et âme pour son président très courageux et humain, des terroristes méchants et sans cœur, un faux-gentil-infiltré, des héros sauveurs d’enfants et de vies, et j’en passe. Heureusement pour Vantage Point que le ridicule ne tue pas, car au final le risible atteint son paroxysme, une salle de cinéma plié de rire face au ridicule de la situation: le gentil qui se fait écrasé entre un camion à pleine vitesse et un mur, qui s’extrait seul de son véhicule déchiqueté, avec pour guise de blessure deux bleus sur le visage et bien sûr sans oublier la coiffure qui n’a pas bougée d’un poil. Et puis, Vantage Point c’est aussi des dialogues très forts et un amour profond d’un garde du corps pour son président:
-Le Président: “Thank you Barnes” (de m’avoir sauvé la vie.)
-Barnes: “You’re welcome sir”
Et puis, comme pour ton bon film américanisé, Vantage Point c’est une jolie fin où les gentils gagnent contre les méchants.
Bref, malgré 20 minutes qui tiennent la route et le public en haleine, Angles d’attaque fournit un très mauvais scénario bidon et une pure comédie dans le sens où on aurait pu croire à une pure caricature… mais en fait, non.

03.08.08
Jeff Buckley – Hallelujah
Well I heard there was a secret chord
that David played and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do ya?
Well it goes like this:
The fourth, the fifth, the minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelujah…
Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew ya
And she tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelujah…
(Yeah but) Baby I’ve been here before
I’ve seen this room and I’ve walked this floor, (You know)
I used to live alone before I knew ya
And I’ve seen your flag on the marble arch
and love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelujah…
Well there was a time when you let me know
What’s really going on below
But now you never show that to me do ya
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah
Hallelujah…
Maybe there’s a God above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew ya
And it’s not a cry that you hear at night
It’s not somebody who’s seen the light
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelu…
Hallelujah Hallelujah Hallelujah Hallelu…
Hallelujah Hallelujah Hallelujah
03.01.08
No country for old man, récompensé, mérité.
Après avoir reçu deux Golden Globes, No country for old man est récompensé par quatre Oscars en 2008. Les frères Coen obtiennent notamment celui du meilleur réalisateur, meilleur film et meilleur scénario tandis que Javier Bardem reçoit le titre de meilleur second rôle masculin. C’est peu dire si le film a déjà marqué 2008, il rentre directement dans l’histoire du cinéma. La critique salue même une mise en scène remarquable et frôlant la perfection.
Les frères Coen signent un film troublant de tension dont certaines scènes sont tout simplement exceptionnelles. Le cœur qui palpite, l’œil qui s’accroche, le film nous tient en haleine tout au long du scénario qui tourne autour du personnage incarné par un Javier Bardem particulièrement remarquable. C’est d’ailleurs tout le film qui tourne autour de ce personnage cruel et psychopathe, le reste passe inaperçu, s’il existe. Quelque fois même, l’ennui s’installe mais la tension palpable persiste et nous maintient malgré tout, les yeux grands ouverts face à ce chef-d’œuvre, signé Coen.
