02.24.08
Cocoon, papillon de douceur.
Le duo français pop folk adulé par la critique, sort son album « My Friends all died in a plane crash » le 29 octobre 2007.
Les deux français, Mark Daumail et Morgane Imbeaud, ont fait du chemin depuis les « Eurockéennes » de Belfort, leur album tant attendu est un bijou de tendresse.
Cocoon, rien que par son nom définit un monde musical à part, un monde où « douceur » rime avec « féerie ». “My Friends all died in a plane crash” est un album entièrement anglophone et multi instrumentaliste, dans la lignée de groupes tels que The Do ou Girls In Hawaii. Entre guitare, ukulélé, piano et deux voix suaves, les mélodies entraînantes dévoilent un univers très personnel, orignal et envoûtant.
Né dans un cocon.
Cocoon, doit son succès à la rencontre de deux talents indéniables, Mark Daumail (instruments à cordes, chant) et Morgane Imbeaud (claviers, chant). Découvert au festival évènement des Eurockéennes, et ensuite repéré par le magazine Inrockuptibles, le groupe gagne en popularité. Mais contrairement aux apparences, le duo français n’en est pas à son premier coup d’essai. Deux minis albums ont déjà été produits dans le passé. Certains titres de leur dernier album sont tirés directement de From Panda Mountains, paru en avril 2007.
La route du succès.
2008 sera sans nul doute, l’année du succès pour Cocoon, qui commence d’ores et déjà sa tournée dans toute la France. En Belgique on les retrouvera à l’Ancienne Belgique, le 17 mars pour un concert déjà « sold out », et le 10 mai aux Nuits botaniques. On pourra aussi apprécier leur performance prochainement sur les petits écrans dans l’émission Taratata. Le succès est sans conteste mérité, “My Friends all died in a plane crash” est un pur bonheur de tendresse, une vraie praline de chocolat fondant, un instant de magie et de douceur.

02.20.08
Delaunay – Hommage à Blériot.

“Le plus beau rêve qui a jamais hanté le cœur des hommes depuis Icare est aujourd’hui réalité.” (Louis Blériot)
Feu d’artifice rétinien, lyrisme de la couleur.
Exaltation du rêve de l’homme.
L’accomplissement d’un mythe pour Blériot,
La puissance d’expression chez Delaunay,
Pour que le rêve ne cesse jamais.
Atonement (Reviens-moi)

“Visuellement splendide et remarquable dans sa partie féminine.” (Le Soir)
D’une beauté visuelle époustouflante, Atonement touche au point sensible, jonglant entre la dureté des mots et la contemplation des images. Dans la lignée d’Orgeuil et Préjugés, Joe Wright joue la carte Keira Knightley pour mettre en scène un film qui touche au sens profond des mots et de l’espoir.
Reviens-moi…

02.16.08
“Nord perdu” de Nancy Huston
Le problème de l’expatriation chez les écrivains est un thème récurrent, Kundera en avait déjà exprimé les conséquences, et on avait remarqué de grandes différences d’inspiration face à la langue dans laquelle il écrivait. Nancy Huston, elle, vient du Canada, elle est passée par les États-Unis et, actuellement, vit à Paris depuis plus de vingt-cinq années.
Et c’est avec cet essai qu’elle nous évoque ses problèmes liés à la culture d’origine et adoptive, la double appartenance. En abordant plusieurs thèmes; la famille, la langue, les mots, le racisme, l’écriture, Nancy Huston a le don de nous conter quelques aventures personnelles. L’avantage de l’essai est qu’on peut y raconter tout et n’importe quoi, on ne se tient pas à une logique chronologique, on ne se tient pas à raconter une histoire, on y a borde les sujets et les anecdotes qu’on veut y retrouver. L’humour et le talent de l’auteur prennent alors place dans ce dialogue personnel, auquel on prend part. On y retrouve des passages, parfois comiques, parfois embarrassants, sur les problèmes qui sont liés au bilinguisme, à l’adoption d’une autre culture, à la peur du détachement de ses racines.
On retrouve aussi des passages qui ne nous touchent pas, à moins de connaître la même situation que l’auteur. On ne se sent pas toujours concernés par les péripéties qu’elle nous raconte, et encore moins du malaise qu’elle peut ressentir. Certes, on peut toujours essayer de se représenter loin de chez soi, de sa famille, de ses amis, de sa culture mais on a parfois du mal à s’imaginer certains problèmes liés aux langues et à l’expatriation en général.
Malgré tout, Nord perdu permet de passer un bon moment dans la vie de l’auteur qui maîtrise plus que jamais l’art de l’écriture et du bon mot. Un livre rempli de nostalgie et d’humour, de thèmes parfois assez divers qui ne restent pas braqués au seul sujet de l’expatriation.
“Sartre avait en horreur la nature, l’hérédité, la reproduction, tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un lien imposé, prédéterminé, enraciné dans la nécessité biologique. Il n’y a pas que Sartre, bien sûr ; il y a Kundera, Beckett, Kafka, toute la smala antikitsch : à bas les mères ! à bas l’amour familial le togetherness le smack smack papou prout prout les petits oiseaux qui gazouillent et le myosotis qui répand son parfum délicat jusqu’à l’horizon des vertes prairies.”
02.10.08
Hollywood Porn Stars / D’hiver Rock 2008
Sortez les amplis, l’hiver s’achève et comme chaque année depuis un petit bout de temps, Tournai accueille le D’hiver Rock. Ce “festival” réputé pour mettre en scène des groupes expérimentés et débutants, réputé aussi pour faire découvrir de nombreux talents. Cette année côté expérimenté on avait surtout Mr Roux et Les Blérots de Ravel pour le vendr
edi et Poulycroc et Hollywood Porn Stars pour le samedi. Et c’est ces derniers qui ont influencé mon choix de venir le samedi! Et oui, pour la 3ème fois HPS débarque sur la scène de la Maison de La Culture. Cette fois, ils arrivent avec leur nouvel album “Satellites”, tout beau, tout frais. Ce groupe liégeois a d’ailleurs pris le devant de la scène depuis leur première à Tournai où ils étaient aux côté de Ghinzu et d’Austin Lace, c’était l’année du grand cru. Et HPS n’a pas déçu, attendu par la foule, pour 40 minutes de concert, pas une de plus. Ils n’ont donc eut le choix de déballer tout l’attirail de chansons que le public attend, Money, I Want You, Andy, Dance Rocket, variant entre premier et second album pour le plaisir des oreilles, et des yeux…

Mais D’hiver Rock, c’est aussi la découverte, que ce soit des groupes de la région ou étrangers. Attagirl a d’ailleurs su s’imposer comme le groupe tournaisien à l’affiche malgré la dur tâche de lancer le programme 15h15. Autre bonne découverte, le groupe The Diplomat qui a su enflammer la foule grâce un son très pop rock, très frais et très énergique.
Mais cette année, les D’hiver Rock ont pris le choix d’inviter un grand nombre de groupes ce qui a étalé la programmation de 15h à 2h. De plus, on remarque de forte tendance electro-rock et punk rock parmi les groupes présents ce samedi. Alors que les années nous avaient habitués à du rock pur belge (Ghinzu, Austin Lace, HPS, Malibu Stacy, My Little Cheap Dictaphone, The Tellers,…), c’est ce qui avait permis d’assurer au “mini festival” un public d’inconditionnels. Cette année, on remarqué une moyenne d’âge très basse parmi les spectateurs, parfois trop jeunes. Et enfin, on a pu remarquer de très GROS problèmes de son pour pas mal de concert, les sons stridents et criards pour l’électro-rock, ça fait très mal.
Bref, malgré un HPS plus que déchaîné et plus que performant avec un superbe dernier album très affranchi de leurs premières année, un son très libéré, pur rock belge, on a assisté à un mauvais cru des D’hiver Rock. Programmation et son à revoir pour m’y retrouver l’année prochaine!

